Fabien, bordelais de 25 ans fraîchement diplômé et titulaire d'un working holiday visa vous transporte au travers de nombreux récits et photos, à l'autre bout du monde dans cet extraordinaire pays qu'est l'Australie. Vous y découvrirez des paysages tous plus beaux les uns que les autres, des animaux exotiques et les aventures d'un français en quête d'une année mémorable au pays des kangourous et des koalas. En espérant que ce blog vous donnera envie de venir faire un tour en Australie
Déjà 10 jours de travail, le temps passe vite quand on s'amuse (enfin pas trop quand même).
Le travail est simple: ramasser des laitues 9h/jour en moyenne (de 4h30 à ...) et 6 jours par semaine pour 19,20$/heure. Le nombre d'heures dépend des commandes que reçoit l'entreprise. En général c'est de 400 à 500 caisses/jour. On est une équipe de 10 travailleurs: 3 australiens 2 allemands et...5 français (2 bretons et 2 Chtis gars du nord). L'ambiance est bonne mais ça parle beaucoup français dans les rangs.
Pour vous présenter le fruitpicking assez rapidement, c'est :
- Des horaires matinaux. Débout à 3h30 tous les matins pour commencer à 4h30. Le soleil se lève (trop) tôt. Le réveil est rude.
- Des champs à perte de vue.
- Du soleil qui tape dès 7h du matin.
- Un dos qui vous torture.
- Et...des mouches qui vous donnent le sentiment d'être du bétail à force de sans arrêt remuer la tête pour les faire fuir. Mais au moins, lorsqu'elles sont sur notre dos, elles ne sont pas à tourner autour de nos bouches, narines, yeux, etc.
Pour être tout à fait honnête quant au soleil, il ne nous a pas encore tué. On vient d'avoir 3 jours de pluie et les champs sont assez boueux. On enlève donc les chaussures, on enfile un poncho, on se sort les doigts, et c'est parti pour une journée de travail.
Enfin, comment ne pas vous présenter notre boss qui répond au doux prénom de Sarah. Avec un tel prénom, on s'attendait à travailler sous les ordres d'une jeune demoiselle délicate, toute douce et toute aimable. On a vite compris que ce ne serait pas le cas. Pas de doute c'est une vraie fermière. On ne comprend rien quand elle parle et ponctue la majorité de ses phrases par un "shit" ou un "fuck off". La féminité en prend un coup.
A part ça, on (les cinq français et deux des australiens) loge actuellement à 15 km de la ferme, dans un petit terrain mis à disposition par un pub: le Darling Downs Hotel qui a été créé en 1870.
Autant vous dire qu'on savoure une petite mousse bien méritée après chaque jour de travail. D'autant plus que chose rare en Australie, l'alcool n'est pas cher. Je ne crois pas vous avoir parlé des prix de l'alcool en Australie. C'est assez rédhibitoire : 35 à 40$ le pack de 24 bières, 45$ en moyenne pour une bouteille de whysky, ou 8-9$ la pint dans un bar. Sans parler du prix du vin, qui commence à 6-7$ la bouteille pour un vin pas franchement bon.
Mais je me dois de vous parler du goun, l'alcool des backpackers. C'est un cubi de 4-5 litres de vin pas cher (12$) et on comprend pourquoi. La liste des ingrédients nous apprend même qu'on peut y trouver des traces d'oeufs ou poissons...euhhhh. Allez on n'y pense pas, ce n'est pas cher.
Bref, pour en revenir à notre logement, on peut garer nos voitures ou vans dans ce petit terrain.
On peut y rester gratuitement. On paye uniquement nos douches 3$. Mais à côté on peut utiliser le barbecue du pub, le wifi, et surtout recharger nos appareils gratuitement. Le propriétaire, Gary, un australien de 70 ans, et une vraie crême. Toujours un petit mot gentil pour les froggies. Tout se passe parfaitement en somme.
Et pour voir où je me trouve, un petit clic sur la carte à droite de l'article.
A très bientôt pour un article sur nos activités pendant nos jours de congés.