Fabien, bordelais de 25 ans fraîchement diplômé et titulaire d'un working holiday visa vous transporte au travers de nombreux récits et photos, à l'autre bout du monde dans cet extraordinaire pays qu'est l'Australie. Vous y découvrirez des paysages tous plus beaux les uns que les autres, des animaux exotiques et les aventures d'un français en quête d'une année mémorable au pays des kangourous et des koalas. En espérant que ce blog vous donnera envie de venir faire un tour en Australie
Il y a trois ans à la même période, le nord du Victoria avait été touché par de graves incendies. Cette année, il s’agit d’inondations.
De grosses pluies la semaine dernière auront eu raison des systèmes d’évacuation des eaux australiens assez peu performants. Dès qu’une pluie arrive, certaines routes se retrouvent rapidement sous l’eau. Alors quand on parle d’une semaine de pluie, je vous laisse imaginer… Nous avons été évacués vendredi dernier de notre campement car le niveau de la rivière augmentait petit à petit pour être déplacé de l’autre côté du pont, dans le New South Wales, où le niveau de la terre est bien plus élevé. Mais voilà qu’aujourd’hui il faut à nouveau rebouger. Malgré l’arrêt de la pluie sur Cobram depuis 3 jours, le niveau de la Murray continue de grimper (notre ancien camp est désormais sous un bon mètre d’eau).
C’est donc au centre d’accueil mis en place par une association australienne que je vais élire domicile ce soir. Un repas offert et une bonne douche chaude vont faire plaisir. Eh oui je suis considéré comme un sinistré ici. J'ai d'ailleurs reçu à ce titre, un petit chèque de la part de l'Etat du Victoria ainsi qu'un sac de vivre. Ne vous enflammez pas, je ne suis pas millionnaire mais disons que ça payera quelques pleins d'essence. Merci l'Australie!
Mais la vie à Cobram continue pendant ce temps là. Et paradoxalement, je viens d’enchainer ma meilleure semaine de travail. Je travaille désormais pour 18$ net de l’heure. La semaine a débuté par du travail dans les champs. Je devais vider dans les bins des caisses en polystyrène remplies par cinq indiens sur des élévateurs. C’est à ce jour, le job le plus dur que j’ai eu l’occasion de faire. Sans arrêt à marcher vite avec des caisses d’environ 8kg, tout en esquivant les machines et tentant de ne pas glisser dans les rangs gorgés d’eau et de boue. La journée passe vraiment très lentement. Heureusement, je travaille maintenant au hangar de packing, où je mets en palette les cartons de pêches. Le travail est plus facile et moins exigeant physiquement et en plus je suis payé pareil tout en effectuant plus d’heures. Le job parfait. Je vais donc continuer jusqu’à la fin de la saison, c’est-à-dire 3-4 jours.
Le travail dans les champs était tout de même agréable dans un sens puisque les indiens avec qui je travaillais étaient bien sympa. Il m'offrait tous les jours du thé indien avec un petit en-cas bien indien avec plein de curry et d'épices. Ils nous ont également nvité chez eux avec Maxime et Clément. On leur a fait découvrir les crêpes et le fromage avec un petit vin rouge.
Et voici une petite photo d'un de nos voisins du premier campement.