Fabien, bordelais de 25 ans fraîchement diplômé et titulaire d'un working holiday visa vous transporte au travers de nombreux récits et photos, à l'autre bout du monde dans cet extraordinaire pays qu'est l'Australie. Vous y découvrirez des paysages tous plus beaux les uns que les autres, des animaux exotiques et les aventures d'un français en quête d'une année mémorable au pays des kangourous et des koalas. En espérant que ce blog vous donnera envie de venir faire un tour en Australie
Après cinq heures de route, me voilà donc rendu à Cobram (qui se trouve à la frontière entre le New South Wales et le Victoria) où parait-il, il y aurait du travail. A la recherche d'une connexion internet en arrivant en ville, je me dirige naturellement vers Mc Donald. L'Australie étant tout petit, je suis donc tombé sur 4 françaises rencontrées sur Sydney. C'est en leur compagnie ainsi que celle d'un couple belge que je passerai ma première semaine à Cobram, au bord de la Murray River, plus longue rivière du pays.
Lundi matin, 8h30, direction l'agence pour l'emploi locale. J'en ressors 10 minutes après avec un job en tant que picker de pêches pour le lendemain. Premier jour de travail qui va s'avérer décourageant : une bin à 35$ en 4 heures. Au bout de ces longues heures interminables, le boss vient voir tous les pickers en disant que les fruits ne sont pas assez gros et pas assez mûrs, et qu’il vaut mieux arrêter. Ah bon ?? Journée de repos le lendemain, on ne reprendra que dans deux jours. La première semaine commence fort. N’étant pas à Cobram pour visiter, j’ai réussi à trouver du travail dans une autre ferme durant cette journée de repos. Merci à Julie d’être tombée malade pour me permettre de travailler. Cette fois-ci, picking de poires. Quatre bins à 38$ dans la journée, ça redonne tout de suite le sourire. Le lendemain retour à la première ferme, chez Corso, pour cette fois-ci faire 4 bins dans la journée. En général le travail débute à 6h30 et se termine vers 14h30. Pour les backpackers qui me lisent, je déconseille fortement cette ferme. Les jours suivant n’ont été qu’alternance de journée à 4 bins, de jours de repos et de picking de petits fruits, accompagnés d’ « I’m sorry », par un boss bien hypocrite, qui se fout royalement de ces pickers. Aucune possibilité de faire de l’argent dans cette ferme. Je change donc de ferme et me retrouve à travailler avec mes anciens collègues de Warwick que j’avais retrouvé quelques jours plus tôt sur leur campement à Cobram. Cette fois-ci les conditions sont bonnes et l’argent rentre. Les pèches sont grosses et excellentes.
Les fameuses bins dont je vous parle sont de grosses caisses que l’on met en général 1h45 à 2h à remplir, tout dépend des arbres, de la grosseur des fruits et de la motivation du jour (facteur très important). Le prix des bins et leur taille varient en fonction des fermes et des fruits ramassés.
Malheureusement, au bout d’une semaine, le picking se termine, il faut donc une nouvelle fois repartir à la recherche d’une ferme. Et visiblement, la chance est avec moi puisque la première ferme démarchée sera la bonne. Je commence directement le travail. Je suis donc à ce jour dans une ferme de pèches et nectarines depuis une semaine et j’y ai réalisé ma meilleure journée hier avec 186$ net au cours d’une longue journée de 11 heures de travail. Petit edit, la journée faste d'avant-hier s'est transformée en journée de merde aujourd'hui. 58$ net pour 5 heures de boulot. Picking dans des arbres sans fruits ou petits et en plus on est en repos jusqu'à lundi. L'Australie, c'est aussi des plans galères où on vous prend pour de la merde. Du coup on repart à la chasse à la ferme dès demain. Je peux donc vous rassurer, il n’y a pas que « Holiday » dans « Working Holiday Visa ». Je ne suis pas en vacances à temps complet pendant un an.
Mise à part le travail, je profite de mes temps libres pour m’adonner à un passe-temps particulièrement éprouvant : la pèche ! La rivière regorge de carpes qui mordent à tout : vers, mais, pâte, saucisson à l’ail. Pour ce dernier, c’est un collègue de pèche australien qui m’en a donné une tranche comme appât. Euh je ne peux pas la manger plutôt ??
Voici une petite présentation de notre campement (de gitan).
La rivière nous sert de douche, mais c’est souvent un plaisir de faire un petit plongeon en sortant du boulot, car les journées sont souvent très chaudes (35 à 40°).
La monotonie nous guette presque. C’est boulot, farniente, dodo. Encore au moins deux semaines à travailler ici et c’est le départ pour un looong road-trip de plus de 3500 kms qui devrait me mener sur la côte ouest, jusqu’à Perth. Enfin si Bacchus (ma Subaru) le veut bien.